sexta-feira, 11 de novembro de 2011
sábado, 22 de outubro de 2011
Amanheço
O sol visto da janela do meu quarto. Esplêndido. Mesmo na condição patética dos primeiros dias, pude admirar a luminosidade indescritível das tardes de verão. A cidade parece tomada por uma onda de calmaria e as pessoas se esforçam para que eu sinta vontade de ficar; de ser. A cidade se abre para mim, macia. Receptiva. Coberta por um véu de suave devoção. Sento no café. Venço a minha impaciência com o barulho e as pessoas. As pessoas que fazem menos barulho para ouvir o piano. O piano. Lamento não saber tocar nenhum instrumento. Adormeço no colo da música. Viva. Consigo olhar esse Deus sátiro nos olhos. Aqui, sou mais cínica diante de tudo aquilo que é falho; da vida. Termino de comer. E sou atingida por um raio. Meu passo se atrasa e se apressa. Um calafrio que atravessa o meu corpo e traz inquietude para cada músculo. É o abismo da felicidade. É o amor cavalgando o meu dorso. Um quê de divindade nas nossas entranhas. Tu és um Deus e nunca houve nada mais divino. Amor fati. A fortuna da minha existência está nas fatalidades. A mulher que olha dentro dos meus olhos e promete o melhor café que já fez. Dia perfeito em que tudo amadurece. Um raio. Eu, como você, morri. Eu, como você, estou viva. E envelheço nas minhas decisões. Envelheço tentando domar cada elemento vital do meu corpo. Renasço. Danço. Trago o encantamento e a felicidade, que deixaram o berço dilacerado pela dor. Tu te tornas obra de arte. Tu dizes sim ao mundo. E a cidade se alegra por estarmos aqui. E a cidade se alegra por suportarmos tanta verdade sem sucumbir.
Por Daniela Lima
Fonte : Cronópios
Amo estes gregos pagãos
Amo estes gregos pagãos
que amavam a vida
a partir de um céu azul
e um mar violeta.
Amo estas montanhas cabritas
onde Safo e companhia
a de belos tornozelos
galgavam o dia.
Eliane Pantoja Vaidya
que amavam a vida
a partir de um céu azul
e um mar violeta.
Amo estas montanhas cabritas
onde Safo e companhia
a de belos tornozelos
galgavam o dia.
Eliane Pantoja Vaidya
“Les tentations, ou Eros, Plutus et la gloire”,
par Charles Baudelaire
Deux superbes Satans et une Diablesse, non moins extraordinaire, ont la nuit dernière monté l’escalier mystérieux par où l’Enfer donne assaut à la faiblesse de l’homme qui dort, et communique en secret avec lui. Et ils sont venus se poser glorieusement devant moi, debout comme sur une estrade. Une splendeur sulfureuse émanait de ces trois personnages, qui se détachaient ainsi du fond opaque de la nuit. Ils avaient l’air si fier et si plein de domination, que je les pris d’abord tous les trois pour de vrais Dieux.
Le visage du premier Satan était d’un sexe ambigu, et il avait aussi, dans les lignes de son corps, la mollesse des anciens Bacchus. Ses beaux yeux languissants, d’une couleur ténébreuse et indécise, ressemblaient à des violettes chargées encore des lourds pleurs de l’orage, et ses lèvres entr’ouvertes à des cassolettes chaudes, d’où s’exhalait la bonne odeur d’une parfumerie ; et à chaque fois qu’il soupirait, des insectes musqués s’illuminaient, en voletant, aux ardeurs de son souffle.
Autour de sa tunique de pourpre était roulé, en manière de ceinture, un serpent chatoyant qui, la tête relevée, tournait langoureusement vers lui ses yeux de braise. A cette ceinture vivante étaient suspendus, alternant avec des fioles pleines de liqueurs sinistres, de brillants couteaux et des instruments de chirurgie. Dans sa main droite il tenait une autre fiole dont le contenu était d’un rouge lumineux, et qui portait pour étiquette ces mots bizarres : « Buvez, ceci est mon sang, un parfait cordial… » dans la gauche, un violon qui lui servait sans doute à chanter ses plaisirs et ses douleurs, et à répandre la contagion de sa folie dans les nuits de sabbat.
A ses chevilles délicates traînaient quelques anneaux d’une chaîne d’or rompue, et quand la gêne qui en résultait le forçait à baisser les yeux vers la terre, il contemplait vaniteusement les ongles de ses pieds, brillants et polis comme des pierres bien travaillées.
Il me regarda avec ses yeux inconsolablement navrés, d’où s’écoulait une insidieuse ivresse, et il me dit d’une voix chantante : « Si tu veux, si tu veux, je te ferai le seigneur des âmes, et tu seras le maître de la matière vivante, plus encore que le sculpteur peut l’être de l’argile ; et tu connaîtras le plaisir, sans cesse renaissant, de sortir de toi-même pour t’oublier dans autrui, et d’attirer les autres âmes jusqu’à les confondre avec la tienne. »
Et je lui répondis : « Grand merci ! je n’ai que faire de cette pacotille d’êtres qui, sans doute, ne valent pas mieux que mon pauvre moi. Bien que j’aie quelque honte à me souvenir, je ne veux rien oublier ; et quand même je ne connaîtrais pas, vieux monstre, ta mystérieuse coutellerie, tes fioles équivoques, les chaînes dont tes pieds sont empêtrés, sont des symboles qui expliquent assez clairement les inconvénients de ton amitié. Garde tes présents. »
Le second Satan n’avait ni cet air à la fois tragique et souriant, ni ces belles manières insinuantes, ni cette beauté délicate et parfumée. C’était un homme vaste, à gros visage sans yeux, dont la lourde bedaine surplombait les cuisses, et dont toute la peau était dorée et illustrée, comme d’un tatouage, d’une foule de petites figures mouvantes représentant les formes nombreuses de la misère universelle. Il y avait de petits hommes efflanqués qui se suspendaient volontairement à un clou ; il y avait de petits gnomes difformes, maigres, dont les yeux suppliants réclamaient l’aumône mieux encore que leurs mains tremblantes ; et puis de vieilles mères portant des avortons accrochés à leurs mamelles exténuées. Il y en avait encore bien d’autres.
Le gros Satan tapait avec son poing sur son immense ventre, d’où sortait alors un long et retentissant cliquetis de métal qui se terminait en un vague gémissement fait de nombreuses voix humaines. Et il riait, en montrant impudemment ses dents gâtées, d’un énorme rire imbécile, comme certains hommes de tous les pays quand ils ont trop bien dîné.
Et celui-là me dit : « Je puis te donner ce qui obtient tout, ce qui vaut tout, ce qui remplace tout ! » Et il tapa sur son ventre monstrueux, dont l’écho sonore fit le commentaire de sa grossière parole.
Je me détournai avec dégoût, et je répondis : « Je n’ai besoin, pour ma jouissance, de la misère de personne ; et je ne veux pas d’une richesse attristée, comme un papier de tenture, de tous les malheurs représentés sur ta peau. »
Quant à la Diablesse, je mentirais si je n’avouais pas qu’à première vue je lui trouvai un bizarre charme. Pour définir ce charme, je ne saurais le comparer à rien de mieux qu’à celui des très-belles femmes sur le retour, qui cependant ne vieillissent plus, et dont la beauté garde la magie pénétrante des ruines. Elle avait l’air à la fois impérieux et dégingandé, et ses yeux, quoique battus, contenaient une force fascinatrice. Ce qui me frappa le plus, ce fut le mystère de sa voix, dans laquelle je retrouvais le souvenir des contralti les plus délicieux et aussi un peu de l’enrouement des gosiers incessamment lavés par l’eau-de-vie.
« Veux-tu connaître ma puissance ? » dit la fausse déesse avec sa voix charmante et paradoxale. « Ecoute. »
Et elle emboucha alors une gigantesque trompette, enrubannée, comme un mirliton, des titres de tous les journaux de l’univers, et à travers cette trompette elle cria mon nom, qui roula ainsi à travers l’espace avec le bruit de cent mille tonnerres, et me revint répercuté par l’écho de la plus lointaine planète.
« Diable ! » fis-je, à moitié subjugué, « voilà qui est précieux ! » Mais en examinant plus attentivement la séduisante virago, il me sembla vaguement que je la reconnaissais pour l’avoir vue trinquant avec quelques drôles de ma connaissance ; et le son rauque du cuivre apporta à mes oreilles je ne sais quel souvenir d’une trompette prostituée.
Aussi je répondis, avec tout mon dédain : « Va-t’en ! Je ne suis pas fait pour épouser la maîtresse de certains que je ne veux pas nommer. »
Certes, d’une si courageuse abnégation j’avais le droit d’être fier Mais malheureusement je me réveillai, et toute ma force m’abandonna. « En vérité, me dis-je, il fallait que je fusse bien lourdement assoupi pour montrer de tels scrupules. Ah ! s’ils pouvaient revenir pendant que je suis éveillé, je ne ferais pas tant le délicat ! »
Et je les invoquai à haute voix, les suppliant de me pardonner, leur offrant de me déshonorer aussi souvent qu’il le faudrait pour mériter leurs faveurs ; mais je les avais sans doute fortement offensés, car ils ne sont jamais revenus
Deux superbes Satans et une Diablesse, non moins extraordinaire, ont la nuit dernière monté l’escalier mystérieux par où l’Enfer donne assaut à la faiblesse de l’homme qui dort, et communique en secret avec lui. Et ils sont venus se poser glorieusement devant moi, debout comme sur une estrade. Une splendeur sulfureuse émanait de ces trois personnages, qui se détachaient ainsi du fond opaque de la nuit. Ils avaient l’air si fier et si plein de domination, que je les pris d’abord tous les trois pour de vrais Dieux.
Le visage du premier Satan était d’un sexe ambigu, et il avait aussi, dans les lignes de son corps, la mollesse des anciens Bacchus. Ses beaux yeux languissants, d’une couleur ténébreuse et indécise, ressemblaient à des violettes chargées encore des lourds pleurs de l’orage, et ses lèvres entr’ouvertes à des cassolettes chaudes, d’où s’exhalait la bonne odeur d’une parfumerie ; et à chaque fois qu’il soupirait, des insectes musqués s’illuminaient, en voletant, aux ardeurs de son souffle.
Autour de sa tunique de pourpre était roulé, en manière de ceinture, un serpent chatoyant qui, la tête relevée, tournait langoureusement vers lui ses yeux de braise. A cette ceinture vivante étaient suspendus, alternant avec des fioles pleines de liqueurs sinistres, de brillants couteaux et des instruments de chirurgie. Dans sa main droite il tenait une autre fiole dont le contenu était d’un rouge lumineux, et qui portait pour étiquette ces mots bizarres : « Buvez, ceci est mon sang, un parfait cordial… » dans la gauche, un violon qui lui servait sans doute à chanter ses plaisirs et ses douleurs, et à répandre la contagion de sa folie dans les nuits de sabbat.
A ses chevilles délicates traînaient quelques anneaux d’une chaîne d’or rompue, et quand la gêne qui en résultait le forçait à baisser les yeux vers la terre, il contemplait vaniteusement les ongles de ses pieds, brillants et polis comme des pierres bien travaillées.
Il me regarda avec ses yeux inconsolablement navrés, d’où s’écoulait une insidieuse ivresse, et il me dit d’une voix chantante : « Si tu veux, si tu veux, je te ferai le seigneur des âmes, et tu seras le maître de la matière vivante, plus encore que le sculpteur peut l’être de l’argile ; et tu connaîtras le plaisir, sans cesse renaissant, de sortir de toi-même pour t’oublier dans autrui, et d’attirer les autres âmes jusqu’à les confondre avec la tienne. »
Et je lui répondis : « Grand merci ! je n’ai que faire de cette pacotille d’êtres qui, sans doute, ne valent pas mieux que mon pauvre moi. Bien que j’aie quelque honte à me souvenir, je ne veux rien oublier ; et quand même je ne connaîtrais pas, vieux monstre, ta mystérieuse coutellerie, tes fioles équivoques, les chaînes dont tes pieds sont empêtrés, sont des symboles qui expliquent assez clairement les inconvénients de ton amitié. Garde tes présents. »
Le second Satan n’avait ni cet air à la fois tragique et souriant, ni ces belles manières insinuantes, ni cette beauté délicate et parfumée. C’était un homme vaste, à gros visage sans yeux, dont la lourde bedaine surplombait les cuisses, et dont toute la peau était dorée et illustrée, comme d’un tatouage, d’une foule de petites figures mouvantes représentant les formes nombreuses de la misère universelle. Il y avait de petits hommes efflanqués qui se suspendaient volontairement à un clou ; il y avait de petits gnomes difformes, maigres, dont les yeux suppliants réclamaient l’aumône mieux encore que leurs mains tremblantes ; et puis de vieilles mères portant des avortons accrochés à leurs mamelles exténuées. Il y en avait encore bien d’autres.
Le gros Satan tapait avec son poing sur son immense ventre, d’où sortait alors un long et retentissant cliquetis de métal qui se terminait en un vague gémissement fait de nombreuses voix humaines. Et il riait, en montrant impudemment ses dents gâtées, d’un énorme rire imbécile, comme certains hommes de tous les pays quand ils ont trop bien dîné.
Et celui-là me dit : « Je puis te donner ce qui obtient tout, ce qui vaut tout, ce qui remplace tout ! » Et il tapa sur son ventre monstrueux, dont l’écho sonore fit le commentaire de sa grossière parole.
Je me détournai avec dégoût, et je répondis : « Je n’ai besoin, pour ma jouissance, de la misère de personne ; et je ne veux pas d’une richesse attristée, comme un papier de tenture, de tous les malheurs représentés sur ta peau. »
Quant à la Diablesse, je mentirais si je n’avouais pas qu’à première vue je lui trouvai un bizarre charme. Pour définir ce charme, je ne saurais le comparer à rien de mieux qu’à celui des très-belles femmes sur le retour, qui cependant ne vieillissent plus, et dont la beauté garde la magie pénétrante des ruines. Elle avait l’air à la fois impérieux et dégingandé, et ses yeux, quoique battus, contenaient une force fascinatrice. Ce qui me frappa le plus, ce fut le mystère de sa voix, dans laquelle je retrouvais le souvenir des contralti les plus délicieux et aussi un peu de l’enrouement des gosiers incessamment lavés par l’eau-de-vie.
« Veux-tu connaître ma puissance ? » dit la fausse déesse avec sa voix charmante et paradoxale. « Ecoute. »
Et elle emboucha alors une gigantesque trompette, enrubannée, comme un mirliton, des titres de tous les journaux de l’univers, et à travers cette trompette elle cria mon nom, qui roula ainsi à travers l’espace avec le bruit de cent mille tonnerres, et me revint répercuté par l’écho de la plus lointaine planète.
« Diable ! » fis-je, à moitié subjugué, « voilà qui est précieux ! » Mais en examinant plus attentivement la séduisante virago, il me sembla vaguement que je la reconnaissais pour l’avoir vue trinquant avec quelques drôles de ma connaissance ; et le son rauque du cuivre apporta à mes oreilles je ne sais quel souvenir d’une trompette prostituée.
Aussi je répondis, avec tout mon dédain : « Va-t’en ! Je ne suis pas fait pour épouser la maîtresse de certains que je ne veux pas nommer. »
Certes, d’une si courageuse abnégation j’avais le droit d’être fier Mais malheureusement je me réveillai, et toute ma force m’abandonna. « En vérité, me dis-je, il fallait que je fusse bien lourdement assoupi pour montrer de tels scrupules. Ah ! s’ils pouvaient revenir pendant que je suis éveillé, je ne ferais pas tant le délicat ! »
Et je les invoquai à haute voix, les suppliant de me pardonner, leur offrant de me déshonorer aussi souvent qu’il le faudrait pour mériter leurs faveurs ; mais je les avais sans doute fortement offensés, car ils ne sont jamais revenus
Alguém…
Alguém desfecha a flecha do vôo:
reflexo no vidro onde a chuva
penteia os cabelos.
Cantiva de muitas lágrimas
dos suspiros do vento
nesta casa pousada na montanha
aguardo criança flor anjo ou passaro.
Pensamentos alígeros – andorinhas
nos aguaceiros de verão
traçam oblíquas, desaparecem
no céu que escurece.
Abraçada à minha alma
não sinto o tempo latejar por perto.
O incerto longe é a minha vocação.
O longe do longe onde talvez
estás sempre em despedida
do invólucro que não te retém. E eu
sempre atrás do aceno teu
do aroma que te esquece e se esvai.
Se um lenço de fino linho
se desprendesse de teus dedos (sonho meu)
o caçaria como a um pássaro
que longe vivia
e me pertencia.
Dora Ferreira da Silva
reflexo no vidro onde a chuva
penteia os cabelos.
Cantiva de muitas lágrimas
dos suspiros do vento
nesta casa pousada na montanha
aguardo criança flor anjo ou passaro.
Pensamentos alígeros – andorinhas
nos aguaceiros de verão
traçam oblíquas, desaparecem
no céu que escurece.
Abraçada à minha alma
não sinto o tempo latejar por perto.
O incerto longe é a minha vocação.
O longe do longe onde talvez
estás sempre em despedida
do invólucro que não te retém. E eu
sempre atrás do aceno teu
do aroma que te esquece e se esvai.
Se um lenço de fino linho
se desprendesse de teus dedos (sonho meu)
o caçaria como a um pássaro
que longe vivia
e me pertencia.
Dora Ferreira da Silva
sábado, 15 de outubro de 2011
POEMA AO NORDESTE
Quase tudo no nordeste é seco:
Os rios, os açudes, as vidas...
São secas também as árvores.
E as mesas dos que produzem o pão.
E como é seca a vontade dos governantes!
Até as cercas são feitas de madeira seca.
Mas, nem tudo é totalmente seco, como:
O bolso e as mesas dos donos das cercas.
Mesmo o grito seco na garganta do sertanejo,
Traz algo que não é seco:
A esperança de vencer as cercas e dominar a seca.
- Será que o Nordeste é seco?
Ou quantos foram os que o secaram?
João Freire Rodrigues
Apodi - RN
Os rios, os açudes, as vidas...
São secas também as árvores.
E as mesas dos que produzem o pão.
E como é seca a vontade dos governantes!
Até as cercas são feitas de madeira seca.
Mas, nem tudo é totalmente seco, como:
O bolso e as mesas dos donos das cercas.
Mesmo o grito seco na garganta do sertanejo,
Traz algo que não é seco:
A esperança de vencer as cercas e dominar a seca.
- Será que o Nordeste é seco?
Ou quantos foram os que o secaram?
João Freire Rodrigues
Apodi - RN
sábado, 8 de outubro de 2011
1. Tsunami
Wave after wave, wave upon wave.
The dead are not seen and their screams not heard.
Listen! Don’t listen! Listening without end.
No one can hear what the dead shriek.
Only the dead are able to hear their own screams.
.. .. .. ..
Come on! Come on! Run!
The earth is stuffed with its own ruin
And mankind is in need of a sanctuary.
2. Description of death
There is no one left on Earth who says:
“Oh you black poets!
You thrive by mocking hope and manufacturing despair all around you.”
No one remains who says:
“How can one describe death?”
.. .. .. ..
Must the scream of despair cause pain to the stone and the pillars of the temple to tremble
Before philosophers and scientists acknowledge the sound
Of one who suffers?
3. The Lord’s “six days”
The wicked say:
“The errors of the clever are always the worst.”
Maybe they are right.
.. .. ..
God forbid
I question the Lord’s intelligence
Or His good intentions
But I think Him somewhat careless,
Somewhat confused,
Romantic, reckless, incessantly emotional
And, of course, like all his poet friends,
Both highly inspired and incapable of self-belief.
.. .. .. ..
It seems to me that six days were not enough to build a dream.
A million years, a million ages, a million judgement days . . .
And He has altered nothing.
It is as if God is still endlessly
Practising on the product of His labour.
The Earth is still not suitable for life to this day
And nor are its people.
When will that momentous day come when God will stand and say:
“At last, We have found a solution
And humanity can
Begin living”?
4. Prayer to the god of the 21st century
Take the herd.
Take the herders.
Take the philosophers, militias and army leaders.
But don’t lay your hand on a child.
Take the fortresses, the monasteries, the brothels and the pillars of the temple.
Take everything on Earth.
Take everything which devalues the Earth.
Take the Earth.
And let the children dream.
If they go up into the mountains
Don’t send earthquakes beneath them.
If they go into the valleys
Don’t let floods loose upon them.
The children are our children and Yours:
Give them solid ground.
Poet's Note: Read by Asad Jaber at the Poetry International Festival, Rotterdam, June 2011
© 2011, Nazih Abou Afach
From: Chaos & Order
Publisher: Poetry International, Rotterdam, 2011
1. Tsunami
Onda após onda, onda após onda.
Os mortos não são vistos e seus gritos não ouviu.
Ouça! Não dê ouvidos! Ouvindo sem fim.
Ninguém pode ouvir o grito dos mortos.
Só os mortos são capazes de ouvir seus próprios gritos.
.. .. .. ..
Vamos lá! Vamos lá! Corra!
A terra é recheado com a sua própria ruína
E a humanidade está precisando de um santuário.
2. Descrição da morte
Não há ninguém à esquerda na Terra que diz:
"Oh, você poetas negros!
Você prosperar pela esperança e desespero zombando fabricação de todos ao seu redor. "
Ninguém permanece que diz:
"Como se pode descrever a morte?"
.. .. .. ..
Deve ser o grito de dor causar desespero para a pedra e os pilares do templo a tremer
Antes de filósofos e cientistas reconhecem o som
De alguém que sofre?
3. Do Senhor "seis dias"
Os ímpios dizem:
"Os erros dos inteligentes são sempre o pior."
Talvez tenham razão.
.. .. ..
Deus nos livre
Eu questiono a inteligência do Senhor
Suas boas intenções ou
Mas eu acho que ele um pouco descuidado,
Um pouco confuso,
Romântico, imprudente, incessantemente emocional
E, claro, como todos os seus amigos de poeta,
Ambos altamente inspirada e incapaz de auto-crença.
.. .. .. ..
Parece-me que seis dias não foram suficientes para construir um sonho.
Um milhão de anos, um milhão de idades, um milhão de dias julgamento. . .
E Ele alterou nada.
É como se Deus ainda é infinitamente
Praticar sobre o produto do seu trabalho.
A Terra ainda não é adequado para a vida até hoje
E nem são as pessoas.
Quando será esse dia memorável vir quando Deus vai levantar e dizer:
"Enfim, Nós temos encontrado uma solução
E a humanidade pode
Começar a viver "?
4. Oração ao deus do século 21
Leve o rebanho.
Pegue os pastores.
Pegue os filósofos, as milícias e os líderes do exército.
Mas não estendas a tua mão sobre a criança.
Tomar as fortalezas, mosteiros, os bordéis e os pilares do templo.
Leve tudo na Terra.
Pegue tudo o que desvaloriza a Terra.
Levar a Terra.
E deixar que o sonho das crianças.
Se eles vão para as montanhas
Não envie terremotos abaixo deles.
Se eles vão para os vales
Não deixe solto inundações sobre eles.
As crianças são nossos filhos e Yours:
Dar-lhes um terreno sólido.
© 2011, Nazih Abou Afach.
Síria
De: Caos & Ordem
Editora: Poesia Internacional, Rotterdam, 2011
The dead are not seen and their screams not heard.
Listen! Don’t listen! Listening without end.
No one can hear what the dead shriek.
Only the dead are able to hear their own screams.
.. .. .. ..
Come on! Come on! Run!
The earth is stuffed with its own ruin
And mankind is in need of a sanctuary.
2. Description of death
There is no one left on Earth who says:
“Oh you black poets!
You thrive by mocking hope and manufacturing despair all around you.”
No one remains who says:
“How can one describe death?”
.. .. .. ..
Must the scream of despair cause pain to the stone and the pillars of the temple to tremble
Before philosophers and scientists acknowledge the sound
Of one who suffers?
3. The Lord’s “six days”
The wicked say:
“The errors of the clever are always the worst.”
Maybe they are right.
.. .. ..
God forbid
I question the Lord’s intelligence
Or His good intentions
But I think Him somewhat careless,
Somewhat confused,
Romantic, reckless, incessantly emotional
And, of course, like all his poet friends,
Both highly inspired and incapable of self-belief.
.. .. .. ..
It seems to me that six days were not enough to build a dream.
A million years, a million ages, a million judgement days . . .
And He has altered nothing.
It is as if God is still endlessly
Practising on the product of His labour.
The Earth is still not suitable for life to this day
And nor are its people.
When will that momentous day come when God will stand and say:
“At last, We have found a solution
And humanity can
Begin living”?
4. Prayer to the god of the 21st century
Take the herd.
Take the herders.
Take the philosophers, militias and army leaders.
But don’t lay your hand on a child.
Take the fortresses, the monasteries, the brothels and the pillars of the temple.
Take everything on Earth.
Take everything which devalues the Earth.
Take the Earth.
And let the children dream.
If they go up into the mountains
Don’t send earthquakes beneath them.
If they go into the valleys
Don’t let floods loose upon them.
The children are our children and Yours:
Give them solid ground.
Poet's Note: Read by Asad Jaber at the Poetry International Festival, Rotterdam, June 2011
© 2011, Nazih Abou Afach
From: Chaos & Order
Publisher: Poetry International, Rotterdam, 2011
1. Tsunami
Onda após onda, onda após onda.
Os mortos não são vistos e seus gritos não ouviu.
Ouça! Não dê ouvidos! Ouvindo sem fim.
Ninguém pode ouvir o grito dos mortos.
Só os mortos são capazes de ouvir seus próprios gritos.
.. .. .. ..
Vamos lá! Vamos lá! Corra!
A terra é recheado com a sua própria ruína
E a humanidade está precisando de um santuário.
2. Descrição da morte
Não há ninguém à esquerda na Terra que diz:
"Oh, você poetas negros!
Você prosperar pela esperança e desespero zombando fabricação de todos ao seu redor. "
Ninguém permanece que diz:
"Como se pode descrever a morte?"
.. .. .. ..
Deve ser o grito de dor causar desespero para a pedra e os pilares do templo a tremer
Antes de filósofos e cientistas reconhecem o som
De alguém que sofre?
3. Do Senhor "seis dias"
Os ímpios dizem:
"Os erros dos inteligentes são sempre o pior."
Talvez tenham razão.
.. .. ..
Deus nos livre
Eu questiono a inteligência do Senhor
Suas boas intenções ou
Mas eu acho que ele um pouco descuidado,
Um pouco confuso,
Romântico, imprudente, incessantemente emocional
E, claro, como todos os seus amigos de poeta,
Ambos altamente inspirada e incapaz de auto-crença.
.. .. .. ..
Parece-me que seis dias não foram suficientes para construir um sonho.
Um milhão de anos, um milhão de idades, um milhão de dias julgamento. . .
E Ele alterou nada.
É como se Deus ainda é infinitamente
Praticar sobre o produto do seu trabalho.
A Terra ainda não é adequado para a vida até hoje
E nem são as pessoas.
Quando será esse dia memorável vir quando Deus vai levantar e dizer:
"Enfim, Nós temos encontrado uma solução
E a humanidade pode
Começar a viver "?
4. Oração ao deus do século 21
Leve o rebanho.
Pegue os pastores.
Pegue os filósofos, as milícias e os líderes do exército.
Mas não estendas a tua mão sobre a criança.
Tomar as fortalezas, mosteiros, os bordéis e os pilares do templo.
Leve tudo na Terra.
Pegue tudo o que desvaloriza a Terra.
Levar a Terra.
E deixar que o sonho das crianças.
Se eles vão para as montanhas
Não envie terremotos abaixo deles.
Se eles vão para os vales
Não deixe solto inundações sobre eles.
As crianças são nossos filhos e Yours:
Dar-lhes um terreno sólido.
© 2011, Nazih Abou Afach.
Síria
De: Caos & Ordem
Editora: Poesia Internacional, Rotterdam, 2011
SVENSKA HUS ENSLIGT BELÄGNA
Ett virrvarr av svarta granar
och rykande månstrålar.
Här ligger torpet sänkt
och det tycks utan liv.
Tills morgondaggen sorlar
och en åldring öppnar
– med darrande hand –
fönstret och släpper ut en uv.
Och i ett annat väderstreck
står nybygget och ångar
med lakanstvättens fjäril
fladdrande vid knuten
mitt i en döende skog
där förmultningen läser
genom glasögon av sav
barkborrarnas protokoll.
Sommar med linhåriga regn
eller ett enda åskmoln
över en hund som skäller.
Fröet sparkar i jorden.
Upprörda röster, ansikten
flyger i telefontrådarna
på förkrympta snabba vingar
över myrmarkernas mil.
Huset på en ö i älven
ruvande sina grundstenar.
En ständig rök – man bränner
skogens hemliga papper.
Regnet vänder i himlen.
Ljuset slingrar i älven.
Hus på branten övervakar
vattenfallets vita oxar.
Höst med en liga av starar
som håller gryningen i schack.
Människorna rör sig stelt
på lampskenets teater.
Låt dem känna utan ängslan
de kamouflerade vingarna
och Guds energi
hoprullad i mörkret.
SOLITARY SWEDISH HOUSES
A mix-max of black spruce
and smoking moonbeams.
Here’s the croft lying low
and not a sign of life.
Till the morning dew murmurs
and an old man opens
– with a shaky hand – his window
and lets out an owl.
Further off, the new building
stands steaming
with the laundry butterfly
fluttering at the corner
in the middle of a dying wood
where the mouldering reads
through spectacles of sap
the proceedings of the bark-drillers.
Summer with flaxen-haired rain
or one solitary thunder-cloud
above a barking dog.
The seed is kicking inside the earth.
Agitated voices, faces
fly in the telephone wires
on stunted rapid wings
across the moorland miles.
The house on an island in the river
brooding on its stony foundations.
Perpetual smoke – they’re burning
the forest’s secret papers.
The rain wheels in the sky.
The light coils in the river.
Houses on the slope supervise
the waterfall’s white oxen.
Autumn with a gang of starlings
holding dawn in check.
The people move stiffly
in the lamplight’s theatre.
Let them feel without alarm
the camouflaged wings
and God’s energy
coiled up in the dark.
© 1995, Tomas Tranströmer
From: Samlade dikter 1954-1996
Publisher: Albert Bonniers Förlag, Stockholm, 2001
share
© Translation: 2002, Robin Fulton
och rykande månstrålar.
Här ligger torpet sänkt
och det tycks utan liv.
Tills morgondaggen sorlar
och en åldring öppnar
– med darrande hand –
fönstret och släpper ut en uv.
Och i ett annat väderstreck
står nybygget och ångar
med lakanstvättens fjäril
fladdrande vid knuten
mitt i en döende skog
där förmultningen läser
genom glasögon av sav
barkborrarnas protokoll.
Sommar med linhåriga regn
eller ett enda åskmoln
över en hund som skäller.
Fröet sparkar i jorden.
Upprörda röster, ansikten
flyger i telefontrådarna
på förkrympta snabba vingar
över myrmarkernas mil.
Huset på en ö i älven
ruvande sina grundstenar.
En ständig rök – man bränner
skogens hemliga papper.
Regnet vänder i himlen.
Ljuset slingrar i älven.
Hus på branten övervakar
vattenfallets vita oxar.
Höst med en liga av starar
som håller gryningen i schack.
Människorna rör sig stelt
på lampskenets teater.
Låt dem känna utan ängslan
de kamouflerade vingarna
och Guds energi
hoprullad i mörkret.
SOLITARY SWEDISH HOUSES
A mix-max of black spruce
and smoking moonbeams.
Here’s the croft lying low
and not a sign of life.
Till the morning dew murmurs
and an old man opens
– with a shaky hand – his window
and lets out an owl.
Further off, the new building
stands steaming
with the laundry butterfly
fluttering at the corner
in the middle of a dying wood
where the mouldering reads
through spectacles of sap
the proceedings of the bark-drillers.
Summer with flaxen-haired rain
or one solitary thunder-cloud
above a barking dog.
The seed is kicking inside the earth.
Agitated voices, faces
fly in the telephone wires
on stunted rapid wings
across the moorland miles.
The house on an island in the river
brooding on its stony foundations.
Perpetual smoke – they’re burning
the forest’s secret papers.
The rain wheels in the sky.
The light coils in the river.
Houses on the slope supervise
the waterfall’s white oxen.
Autumn with a gang of starlings
holding dawn in check.
The people move stiffly
in the lamplight’s theatre.
Let them feel without alarm
the camouflaged wings
and God’s energy
coiled up in the dark.
© 1995, Tomas Tranströmer
From: Samlade dikter 1954-1996
Publisher: Albert Bonniers Förlag, Stockholm, 2001
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© Translation: 2002, Robin Fulton
nattboksblad
Jag landsteg en majnatt
i ett kyligt månsken
där gräs och blommor var grå
men doften grön.
Jag gled uppför sluttningen
i den färgblinda natten
medan vita stenar
signalerade till månen.
En tidrymd
några minuter lång
femtioåtta år bred.
Och bakom mig
bortom de blyskimrande vattnen
fanns den andra kusten
och de som härskade.
Människor med framtid
i stället för ansikten.
a page of the night-book
I stepped ashore one May night
in the cool moonshine
where grass and flowers were grey
but the scent green.
I glided up the slope
in the colour-blind night
while white stones
signalled to the moon.
A period of time
a few minutes long
fifty-eight years wide.
And behind me
beyond the lead-shimmering waters
was the other shore
and those who ruled.
People with a future
instead of a face.
© Tomas Tranströmer
From: Samlade dikter 1954-1996
Publisher: Albert Bonniers Förlag, Stockholm, 2001
share
© Translation: 2002, Robin Fulton
i ett kyligt månsken
där gräs och blommor var grå
men doften grön.
Jag gled uppför sluttningen
i den färgblinda natten
medan vita stenar
signalerade till månen.
En tidrymd
några minuter lång
femtioåtta år bred.
Och bakom mig
bortom de blyskimrande vattnen
fanns den andra kusten
och de som härskade.
Människor med framtid
i stället för ansikten.
a page of the night-book
I stepped ashore one May night
in the cool moonshine
where grass and flowers were grey
but the scent green.
I glided up the slope
in the colour-blind night
while white stones
signalled to the moon.
A period of time
a few minutes long
fifty-eight years wide.
And behind me
beyond the lead-shimmering waters
was the other shore
and those who ruled.
People with a future
instead of a face.
© Tomas Tranströmer
From: Samlade dikter 1954-1996
Publisher: Albert Bonniers Förlag, Stockholm, 2001
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© Translation: 2002, Robin Fulton
Grafschrift
Ik heb een liefde die zo oud is als ikzelf.
Zij kan niet dood zolang ik zelf geen dode ben.
Zij gaat zo graag gebukt onder mijn naam.
Zij publiceert mijn vlees en bloed tot alles op is.
Zij leurt met heel oud nieuws van mij de wereld rond
En blind sorteert zij regels die ik nooit verstond.
Ik heb een liefde, zij is altijd in gevaar
En kan pas weg als ik hier zelf de weg niet ken.
De weg die wij nu gaan, wij rollen hem langzaam op
Tot een steen. Die leggen wij straks op ons graf.
EPITAPH
I have a love who’s as old as my self.
She cannot die as long as I’m not dead.
She so likes being burdened by my name.
She publishes my flesh and blood till it’s all gone.
She hawks outdated news of me around the world
And blindly sorts the lines I never understood.
I have a love, she’s always in danger
And can only leave when I don’t know the way.
The road that we are on, we roll it slowly up
Into a stone. We’ll lay it one day on our grave.
© 1999, Leonard Nolens
From: Laat alle deuren op een kier. Verzamelde gedichten
Publisher: Querido, Amsterdam, 2004
share
© Translation: 2005, Paul Vincent
Zij kan niet dood zolang ik zelf geen dode ben.
Zij gaat zo graag gebukt onder mijn naam.
Zij publiceert mijn vlees en bloed tot alles op is.
Zij leurt met heel oud nieuws van mij de wereld rond
En blind sorteert zij regels die ik nooit verstond.
Ik heb een liefde, zij is altijd in gevaar
En kan pas weg als ik hier zelf de weg niet ken.
De weg die wij nu gaan, wij rollen hem langzaam op
Tot een steen. Die leggen wij straks op ons graf.
EPITAPH
I have a love who’s as old as my self.
She cannot die as long as I’m not dead.
She so likes being burdened by my name.
She publishes my flesh and blood till it’s all gone.
She hawks outdated news of me around the world
And blindly sorts the lines I never understood.
I have a love, she’s always in danger
And can only leave when I don’t know the way.
The road that we are on, we roll it slowly up
Into a stone. We’ll lay it one day on our grave.
© 1999, Leonard Nolens
From: Laat alle deuren op een kier. Verzamelde gedichten
Publisher: Querido, Amsterdam, 2004
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© Translation: 2005, Paul Vincent
sexta-feira, 7 de outubro de 2011
Poemas Haikai
Os fios elétricos
estendidos por onde o frio reina
Ao norte de toda música.
O sol branco
treina correndo solitário para
a montanha azul da morte.
Temos que viver
com a relva pequena
e o riso dos porões
Agora o sol se deita.
sombras se levantam gigantescas.
Logo logo tudo é sombra.
As orquídeas.
Petroleiros passam deslizando.
É lua cheia.
Fortalezas medievais,
cidades desconhecidas, esfinges frias,
arenas vazias.
As folhas cochicham:
Um javali está tocando órgão.
E os sinos batem.
E a noite se desloca
de leste para oeste
na velocidade da lua.
Duas libélulas
agarradas uma na outra
passam e se vão
Presença de Deus.
No túnel do canto do pássaro
uma porta fechada se abre.
Carvalhos e a lua.
Luz e imagem de estrelas salientes.
O mar gelado.
Tomas Tranströmer
estendidos por onde o frio reina
Ao norte de toda música.
O sol branco
treina correndo solitário para
a montanha azul da morte.
Temos que viver
com a relva pequena
e o riso dos porões
Agora o sol se deita.
sombras se levantam gigantescas.
Logo logo tudo é sombra.
As orquídeas.
Petroleiros passam deslizando.
É lua cheia.
Fortalezas medievais,
cidades desconhecidas, esfinges frias,
arenas vazias.
As folhas cochicham:
Um javali está tocando órgão.
E os sinos batem.
E a noite se desloca
de leste para oeste
na velocidade da lua.
Duas libélulas
agarradas uma na outra
passam e se vão
Presença de Deus.
No túnel do canto do pássaro
uma porta fechada se abre.
Carvalhos e a lua.
Luz e imagem de estrelas salientes.
O mar gelado.
Tomas Tranströmer
quarta-feira, 5 de outubro de 2011
domingo, 2 de outubro de 2011
a Desadolescência
por REGINALDO DIAS*
Homens de minha geração, nascidos no início da década de 1960 e que estão na fronteira dos cinqüenta anos, um pouco para lá, um pouco para cá, vivem o que poderia ser chamado de desadolescência.
Grosso modo, a adolescência é aquela fase em que nós temos que aprender a domar as rápidas mudanças operadas em nosso corpo. Descobrimos que não somos mais crianças e sabemos que não nos tornamos adultos. Na desadolescência, por razões inversas, somos novamente instados a aprender a conviver com as rápidas mudanças operadas em nosso corpo. Não somos mais jovens e ainda não nos tornamos velhos.
Diferentemente do outro ciclo, as mudanças são operadas para pior, pelo menos no plano físico. Inevitavelmente, mais para uns, menos para outros, surgem limitações no consumo de alimentos, de bebidas e de atividades físicas. Nem falo da virilidade, pois esse é um problema que só atinge pessoas que não conhecemos. Dia desses, naquelas conversas descontraídas que sucedem o futebol de veteranos, um amigo pontificou: “Você sabe que a idade está chegando quando o trabalho dá prazer e o prazer dá trabalho”. Como ninguém ali vivia situações semelhantes, todos riram à farta.
Se vivêssemos em outra época histórica, estaríamos próximos da velhice. Alguns dos livros clássicos de reflexão sobre a velhice foram escritos por homens que haviam acabado de ultrapassar os sessenta anos. Exemplo: Cícero escreveu “De senectute” aos 62 anos. Hoje, graças aos ganhos civilizatórios, a estimativa de vida se elevou e a velhice passou a ser sinônimo de idade mais avançada. O filósofo contemporâneo Norberto Bobbio escreveu o seu texto “De senectute”, veiculado pelo livro “O tempo da memória”, já octogenário.
Qualquer que seja o parâmetro, são perturbadoras as linhas que Bobbio escreveu sobre o caminho sem volta: “A descida em direção a lugar nenhum é longa, mais longa do que eu imaginara, e lenta. A descida é contínua e, o que é pior, irreversível: você desce um pequeno degrau de cada vez, mas ao colocar o pé no degrau mais baixo sabe que nunca mais vai retornar ao degrau mais alto. Quantos ainda existem eu não sei. Mas de uma coisa não tenho dúvida: restam cada vez menos”.
Quem já se convenceu de que é velho é motivado a desenvolver a proverbial sabedoria diante da inevitabilidade do passar do tempo. Situação mais complexa é vivida pelos que se encontram na desadolescência. Minha geração nasceu e cresceu na década de 1960, famosa pelo culto à juventude.
Pode não ter entendido na época, mas ouviu Beatles, Rolling Stones e The Who. Naquele período repleto de maniqueísmos, eram divulgadas máximas como: “Não confie em ninguém com mais de 30”; “Melhor morrer do que ficar velho” etc. Mesmo a ingênua versão brasileira da beatlemania era chamada de “jovem guarda”, com acento no primeiro termo.
Passado o choque da descoberta da desadolescência, a ultrapassagem do que se convencionou chamar de meia idade expõe, de um lado, que é um privilégio não ter ficado pelo caminho e, de outro, que a estrada segue muito além dos 64 anos cantados pelos Beatles no álbum “Sergeant Peppers”. Se, como diz Bobbio, só restam degraus para baixo, melhor que não sejam poucos e que saibamos ultrapassar cada um com resignação, dignidade e prazer, ainda que isso dê algum trabalho.
* REGINALDO DIAS é professor do Departamento de História, Universidade Estadual de Maringá (DHI/UEM) e Doutor em História Social pela UNESP. Publicado em O Diário do Norte do Paraná, 28.09.2011. Email: diasreginaldo@hotmail.com
Homens de minha geração, nascidos no início da década de 1960 e que estão na fronteira dos cinqüenta anos, um pouco para lá, um pouco para cá, vivem o que poderia ser chamado de desadolescência.
Grosso modo, a adolescência é aquela fase em que nós temos que aprender a domar as rápidas mudanças operadas em nosso corpo. Descobrimos que não somos mais crianças e sabemos que não nos tornamos adultos. Na desadolescência, por razões inversas, somos novamente instados a aprender a conviver com as rápidas mudanças operadas em nosso corpo. Não somos mais jovens e ainda não nos tornamos velhos.
Diferentemente do outro ciclo, as mudanças são operadas para pior, pelo menos no plano físico. Inevitavelmente, mais para uns, menos para outros, surgem limitações no consumo de alimentos, de bebidas e de atividades físicas. Nem falo da virilidade, pois esse é um problema que só atinge pessoas que não conhecemos. Dia desses, naquelas conversas descontraídas que sucedem o futebol de veteranos, um amigo pontificou: “Você sabe que a idade está chegando quando o trabalho dá prazer e o prazer dá trabalho”. Como ninguém ali vivia situações semelhantes, todos riram à farta.
Se vivêssemos em outra época histórica, estaríamos próximos da velhice. Alguns dos livros clássicos de reflexão sobre a velhice foram escritos por homens que haviam acabado de ultrapassar os sessenta anos. Exemplo: Cícero escreveu “De senectute” aos 62 anos. Hoje, graças aos ganhos civilizatórios, a estimativa de vida se elevou e a velhice passou a ser sinônimo de idade mais avançada. O filósofo contemporâneo Norberto Bobbio escreveu o seu texto “De senectute”, veiculado pelo livro “O tempo da memória”, já octogenário.
Qualquer que seja o parâmetro, são perturbadoras as linhas que Bobbio escreveu sobre o caminho sem volta: “A descida em direção a lugar nenhum é longa, mais longa do que eu imaginara, e lenta. A descida é contínua e, o que é pior, irreversível: você desce um pequeno degrau de cada vez, mas ao colocar o pé no degrau mais baixo sabe que nunca mais vai retornar ao degrau mais alto. Quantos ainda existem eu não sei. Mas de uma coisa não tenho dúvida: restam cada vez menos”.
Quem já se convenceu de que é velho é motivado a desenvolver a proverbial sabedoria diante da inevitabilidade do passar do tempo. Situação mais complexa é vivida pelos que se encontram na desadolescência. Minha geração nasceu e cresceu na década de 1960, famosa pelo culto à juventude.
Pode não ter entendido na época, mas ouviu Beatles, Rolling Stones e The Who. Naquele período repleto de maniqueísmos, eram divulgadas máximas como: “Não confie em ninguém com mais de 30”; “Melhor morrer do que ficar velho” etc. Mesmo a ingênua versão brasileira da beatlemania era chamada de “jovem guarda”, com acento no primeiro termo.
Passado o choque da descoberta da desadolescência, a ultrapassagem do que se convencionou chamar de meia idade expõe, de um lado, que é um privilégio não ter ficado pelo caminho e, de outro, que a estrada segue muito além dos 64 anos cantados pelos Beatles no álbum “Sergeant Peppers”. Se, como diz Bobbio, só restam degraus para baixo, melhor que não sejam poucos e que saibamos ultrapassar cada um com resignação, dignidade e prazer, ainda que isso dê algum trabalho.
* REGINALDO DIAS é professor do Departamento de História, Universidade Estadual de Maringá (DHI/UEM) e Doutor em História Social pela UNESP. Publicado em O Diário do Norte do Paraná, 28.09.2011. Email: diasreginaldo@hotmail.com
sexta-feira, 30 de setembro de 2011
sábado, 24 de setembro de 2011
Je m’voyais déjà
A dix huit ans j’ai quitte ma province
Bien décide a empoigne la vie
Le coeur léger et le bagage mince
J’étais certain de conquérir Paris
Chez le tailleur le plus chic j’ai fait faire
Ce complet bleu qu’était du dernier cri
Les photos, les chansons et les orchestrations
Ont eu raison de mes économies
Je me voyais déjà en haut de l’affiche
En dix fois plus gros que n’importe qui mon nom s’étalait
Je me voyais déjà adule et riche
Signant mes photos aux admirateurs qui se bousculaient
J’étais le plus grand des grands fantaisistes
Faisant un succès si grand que les gens m’acclamaient debout
Je me voyais déjà cherchant dans ma liste
Celle qui le soir pourrait par faveur se pendre a mon cou
Mes traits ont vieilli sous mon maquillage
Mais la voix est la, le geste est précis et j’ai du ressort
Mon coeur s’est aigri un peu, en prenant de l’âge
Mais j’ai des idées, je connais mon métier et j’y crois encore
Rien que sous mes pieds, de sentir la scène
De voir devant moi un public assis, j’ai le coeur battant
On m’a pas aide, je n’ai pas eu de veine
Mais au fond de moi, je suis sur au moins que j’ai du talent
Mon complet bleu, il y a trente ans que je le porte
Et mes chansons ne font rire que moi
Je cours le cachet, je fais du porte a porte
Pour subsister, je fais n’importe quoi
Je n’ai connu que des succès faciles
Des trains de nuit et des filles a soldats
Les minables cachets, les valises a porter
Les petits meubles et les maigres repas
Je me voyais déjà en photographie
Au bras d’une star, l’hiver dans la neige, l’été au soleil
Je me voyais déjà racontant ma vie
L’air desabuse a des débutants friands de conseils
J’ouvrais calmement les soirs de première
Mille télégrammes de ce tout paris qui nous fait si peur
Et mourant de trac devant ce parterre
Entrer sur la scène sous les ovations et les projecteurs
J’ai tout essaye pourtant pour sortir du nombre
J’ai chante l’amour, j’ai fait du comique et de la fantaisie
Si tout a rate pour moi, si je suis dans l’ombre
Ce n’est pas de ma faute, mais celle du public qui n’a rien compris
On ne m’a jamais accorde ma chance
D’autres ont réussi avec peu de voix et beaucoup d’argent
Moi j’étais trop pur ou trop en avance
Mais un jour viendra je leur montrerai que j’ai du talent!
Charles Aznavour
Bien décide a empoigne la vie
Le coeur léger et le bagage mince
J’étais certain de conquérir Paris
Chez le tailleur le plus chic j’ai fait faire
Ce complet bleu qu’était du dernier cri
Les photos, les chansons et les orchestrations
Ont eu raison de mes économies
Je me voyais déjà en haut de l’affiche
En dix fois plus gros que n’importe qui mon nom s’étalait
Je me voyais déjà adule et riche
Signant mes photos aux admirateurs qui se bousculaient
J’étais le plus grand des grands fantaisistes
Faisant un succès si grand que les gens m’acclamaient debout
Je me voyais déjà cherchant dans ma liste
Celle qui le soir pourrait par faveur se pendre a mon cou
Mes traits ont vieilli sous mon maquillage
Mais la voix est la, le geste est précis et j’ai du ressort
Mon coeur s’est aigri un peu, en prenant de l’âge
Mais j’ai des idées, je connais mon métier et j’y crois encore
Rien que sous mes pieds, de sentir la scène
De voir devant moi un public assis, j’ai le coeur battant
On m’a pas aide, je n’ai pas eu de veine
Mais au fond de moi, je suis sur au moins que j’ai du talent
Mon complet bleu, il y a trente ans que je le porte
Et mes chansons ne font rire que moi
Je cours le cachet, je fais du porte a porte
Pour subsister, je fais n’importe quoi
Je n’ai connu que des succès faciles
Des trains de nuit et des filles a soldats
Les minables cachets, les valises a porter
Les petits meubles et les maigres repas
Je me voyais déjà en photographie
Au bras d’une star, l’hiver dans la neige, l’été au soleil
Je me voyais déjà racontant ma vie
L’air desabuse a des débutants friands de conseils
J’ouvrais calmement les soirs de première
Mille télégrammes de ce tout paris qui nous fait si peur
Et mourant de trac devant ce parterre
Entrer sur la scène sous les ovations et les projecteurs
J’ai tout essaye pourtant pour sortir du nombre
J’ai chante l’amour, j’ai fait du comique et de la fantaisie
Si tout a rate pour moi, si je suis dans l’ombre
Ce n’est pas de ma faute, mais celle du public qui n’a rien compris
On ne m’a jamais accorde ma chance
D’autres ont réussi avec peu de voix et beaucoup d’argent
Moi j’étais trop pur ou trop en avance
Mais un jour viendra je leur montrerai que j’ai du talent!
Charles Aznavour
The ballad of the lonely masturbator
The end of the affair is always death.
She’s my workshop. Slippery eye,
out of the tribe of myself my breath
finds you gone. I horrify
those who stand by. I am fed.
At night, alone, I marry the bed.
Finger to finger, now she’s mine.
She’s not too far. She’s my encounter.
I beat her like a bell. I recline
in the bower where you used to mount her.
You borrowed me on the flowered spread.
At night, alone, I marry the bed.
Take for instance this night, my love,
that every single couple puts together
with a joint overturning, beneath, above,
the abundant two on sponge and feather,
kneeling and pushing, head to head.
At night alone, I marry the bed.
I break out of my body this way,
an annoying miracle. Could I
put the dream market on display?
I am spread out. I crucify.
My little plum is what you said.
At night, alone, I marry the bed.
Then my black-eyed rival came.
The lady of water, rising on the beach,
a piano at her fingertips, shame
on her lips and a flute’s speech.
And I was the knock-kneed broom instead.
At night, alone, I marry the bed.
She took you the way a woman takes
a bargain dress off the rack
and I broke the way a stone breaks.
I give back your books and fishing tack.
Today’s paper says that you are wed.
At night, alone, I marry the bed.
The boys and girls are one tonight.
They unbutton blouses. They unzip flies.
They take off shoes. They turn off the light.
The glimmering creatures are full of lies.
They are eating each other. They are overfed.
At night, alone, I marry the bed.
BALADA DA MASTURBADORA SOLITÁRIA
O final de um caso é sempre a morte.
Ela é a minha oficina. Olho escorregadio,
fora da tribo de mim mesma o meu fôlego
encontra-te ausente. Escandalizo
os que estão presentes. Estou saciada.
De noite, só, caso-me com a cama.
Dedo a dedo, agora é minha.
Ela não está demasiado longe. Ela é o meu encontro.
Toco-a como um sino. Reclino-me
no caramanchão onde costumavas montá-la.
Possuíste-me na colcha florida.
À noite, só, caso-me com a cama.
Toma por exemplo esta noite, meu amor,
em que cada casal mistura
com uma reviravolta conjunta, para baixo, para cima,
o dois abundante sobre esponja e pena,
ajoelhando-se e empurrando, cabeça contra cabeça.
De noite, só, caso-me com a cama.
Desta forma escapo do meu corpo,
um milagre irritante. Podia eu
colocar o mercado dos sonhos em exibição?
Espalho-me. Crucifico.
Minha pequena ameixa, dizias tu.
Á noite, só, caso-me com a cama.
Então chegou a minha rival de olhos escuros.
A dama de água, erguendo-se na praia,
um piano nas pontas dos dedos, vergonha
nos seus lábios e uma voz de flauta.
Entretanto, passei a ser a vassoura usada.
Á noite, só, caso-me com a cama.
Ela agarrou-te como uma mulher agarra
um vestido de saldo de uma estante
e eu parti da mesma forma que uma pedra parte.
Devolvo-te os teus livros e a tua cana de pesca.
No jornal de hoje dizem que és casado.
Á noite, só, caso-me com a cama.
Rapazes e raparigas são um esta noite.
Desabotoam blusas. Abrem fechos.
Descalçam sapatos. Apagam a luz.
As criaturas bruxuleantes estão cheias de mentiras.
Comem-se uns aos outros. Estão repletos.
Á noite, só, caso-me com a cama
Anne Sexton.
She’s my workshop. Slippery eye,
out of the tribe of myself my breath
finds you gone. I horrify
those who stand by. I am fed.
At night, alone, I marry the bed.
Finger to finger, now she’s mine.
She’s not too far. She’s my encounter.
I beat her like a bell. I recline
in the bower where you used to mount her.
You borrowed me on the flowered spread.
At night, alone, I marry the bed.
Take for instance this night, my love,
that every single couple puts together
with a joint overturning, beneath, above,
the abundant two on sponge and feather,
kneeling and pushing, head to head.
At night alone, I marry the bed.
I break out of my body this way,
an annoying miracle. Could I
put the dream market on display?
I am spread out. I crucify.
My little plum is what you said.
At night, alone, I marry the bed.
Then my black-eyed rival came.
The lady of water, rising on the beach,
a piano at her fingertips, shame
on her lips and a flute’s speech.
And I was the knock-kneed broom instead.
At night, alone, I marry the bed.
She took you the way a woman takes
a bargain dress off the rack
and I broke the way a stone breaks.
I give back your books and fishing tack.
Today’s paper says that you are wed.
At night, alone, I marry the bed.
The boys and girls are one tonight.
They unbutton blouses. They unzip flies.
They take off shoes. They turn off the light.
The glimmering creatures are full of lies.
They are eating each other. They are overfed.
At night, alone, I marry the bed.
BALADA DA MASTURBADORA SOLITÁRIA
O final de um caso é sempre a morte.
Ela é a minha oficina. Olho escorregadio,
fora da tribo de mim mesma o meu fôlego
encontra-te ausente. Escandalizo
os que estão presentes. Estou saciada.
De noite, só, caso-me com a cama.
Dedo a dedo, agora é minha.
Ela não está demasiado longe. Ela é o meu encontro.
Toco-a como um sino. Reclino-me
no caramanchão onde costumavas montá-la.
Possuíste-me na colcha florida.
À noite, só, caso-me com a cama.
Toma por exemplo esta noite, meu amor,
em que cada casal mistura
com uma reviravolta conjunta, para baixo, para cima,
o dois abundante sobre esponja e pena,
ajoelhando-se e empurrando, cabeça contra cabeça.
De noite, só, caso-me com a cama.
Desta forma escapo do meu corpo,
um milagre irritante. Podia eu
colocar o mercado dos sonhos em exibição?
Espalho-me. Crucifico.
Minha pequena ameixa, dizias tu.
Á noite, só, caso-me com a cama.
Então chegou a minha rival de olhos escuros.
A dama de água, erguendo-se na praia,
um piano nas pontas dos dedos, vergonha
nos seus lábios e uma voz de flauta.
Entretanto, passei a ser a vassoura usada.
Á noite, só, caso-me com a cama.
Ela agarrou-te como uma mulher agarra
um vestido de saldo de uma estante
e eu parti da mesma forma que uma pedra parte.
Devolvo-te os teus livros e a tua cana de pesca.
No jornal de hoje dizem que és casado.
Á noite, só, caso-me com a cama.
Rapazes e raparigas são um esta noite.
Desabotoam blusas. Abrem fechos.
Descalçam sapatos. Apagam a luz.
As criaturas bruxuleantes estão cheias de mentiras.
Comem-se uns aos outros. Estão repletos.
Á noite, só, caso-me com a cama
Anne Sexton.
Quando o homem entra na mulher
Quando o homem
entra na mulher,
como a rebentação
batendo na costa,
uma e outra vez,
e a mulher abre a boca de prazer
e os seus dentes brilham
como o alfabeto,
Logos aparece ordenhando uma estrela,
e o homem
dentro da mulher
ata um nó,
de modo que nunca mais
possam voltar a separar-se
e a mulher
trepa a uma flor
e engole o seu pecíolo
e Logos aparece
e solta os seus rios.
Este homem,
esta mulher
com o seu duplo desejo
tentaram atravessar
a cortina de Deus
e conseguiram-no por um instante,
embora Deus
na Sua perversidade
desate o nó.
WHEN MAN ENTERS WOMAN
When man
enters woman,
like the surf biting the shore,
again and again,
and the woman opens her mouth in pleasure
and her teeth gleam
like the alphabet,
Logos appears milking a star,
and the man
inside of woman
ties a knot
so that they will
never again be separate
and the woman
climbs into a flower
and swallows its stem
and Logos appears
and unleashed their rivers.
This man,
this woman
with their double hunger,
have tried to reach through
the curtain of God
and briefly they have,
though God
in His perversity
unties the knot.
Anne Sexton
entra na mulher,
como a rebentação
batendo na costa,
uma e outra vez,
e a mulher abre a boca de prazer
e os seus dentes brilham
como o alfabeto,
Logos aparece ordenhando uma estrela,
e o homem
dentro da mulher
ata um nó,
de modo que nunca mais
possam voltar a separar-se
e a mulher
trepa a uma flor
e engole o seu pecíolo
e Logos aparece
e solta os seus rios.
Este homem,
esta mulher
com o seu duplo desejo
tentaram atravessar
a cortina de Deus
e conseguiram-no por um instante,
embora Deus
na Sua perversidade
desate o nó.
WHEN MAN ENTERS WOMAN
When man
enters woman,
like the surf biting the shore,
again and again,
and the woman opens her mouth in pleasure
and her teeth gleam
like the alphabet,
Logos appears milking a star,
and the man
inside of woman
ties a knot
so that they will
never again be separate
and the woman
climbs into a flower
and swallows its stem
and Logos appears
and unleashed their rivers.
This man,
this woman
with their double hunger,
have tried to reach through
the curtain of God
and briefly they have,
though God
in His perversity
unties the knot.
Anne Sexton
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