quarta-feira, 1 de dezembro de 2010
Nesta última tarde em que respiro
Nesta última tarde em que respiro
A justa luz que nasce das palavras
E no largo horizonte se dissipa
Quantos segredos únicos, precisos,
E que altiva promessa fica ardendo
Na ausência interminável do teu rosto.
Pois não posso dizer sequer que te amei nunca
Senão em cada gesto e pensamento
E dentro destes vagos vãos poemas;
E já todos me ensinam em linguagem simples
Que somos mera fábula, obscuramente
Inventada na rima de um qualquer
Cantor sem voz batendo no teclado;
Desta falta de tempo, sorte, e jeito,
Se faz noutro futuro o nosso encontro
António Franco Alexandre
A justa luz que nasce das palavras
E no largo horizonte se dissipa
Quantos segredos únicos, precisos,
E que altiva promessa fica ardendo
Na ausência interminável do teu rosto.
Pois não posso dizer sequer que te amei nunca
Senão em cada gesto e pensamento
E dentro destes vagos vãos poemas;
E já todos me ensinam em linguagem simples
Que somos mera fábula, obscuramente
Inventada na rima de um qualquer
Cantor sem voz batendo no teclado;
Desta falta de tempo, sorte, e jeito,
Se faz noutro futuro o nosso encontro
António Franco Alexandre
terça-feira, 30 de novembro de 2010
Je l’aime à mourir
Moi je n’étais rien et voilà qu’aujourd’hui,
Je suis le gardien du sommeil de ses nuits. Je l’aime à mourir
Vous pouvez détruire tout ce qui vous plaira
Elle n’a qu’à ouvrir l’espace de ses bras
Pour tout reconstruire. Pour tout reconstruire. Je l’aime à mourir
Elle a gommé les chiffres des horloges du quartier
Elle a fait de ma vie des cocottes en papier, des éclats de rire
Elle a bâti des ponts entre nous et le ciel
Et nous les traversons à chaque fois qu’elle
Ne veut pas dormir. Ne veut pas dormir. Je l’aime à mourir
Refrain
Elle a dû faire toutes les guerres pour être aussi forte aujourd’hui,
Elle a dû faire toutes les guerres de la vie et l’amour aussi.
Elle vit de son mieux ses rêves d’opaline
Elle danse au milieu des forêts qu’elle dessine. Je l’aime à mourir
Elle porte des rubans qu’elle laisse s’envoler
Elle me chante souvent que j’ai tort d’essayer
De les retenir. De les retenir. Je l’aime à mourir
Pour monter dans sa grotte cachée sous les toits
Je dois clouer des notes à mes sabots de bois. Je l’aime à mourir
Je dois juste m’asseoir, je ne dois plus parler,
Je ne dois rien vouloir, je dois juste essayer
De lui appartenir. De lui appartenir.
Je l’aime à mourir
Refrain…
Elle a dû faire toutes les guerres pour être aussi forte aujourd’hui,
Elle a dû faire toutes les guerres de la vie et l’amour aussi.
Moi je n’étais rien et voilà qu’aujourd’hui,
Je suis le gardien du sommeil de ses nuits. Je l’aime à mourir
Vous pouvez détruire tout ce qui vous plaira
Elle n’a qu’à ouvrir l’espace de ses bras
Pour tout reconstruire. Pour tout reconstruire. Je l’aime à mourir
Je suis le gardien du sommeil de ses nuits. Je l’aime à mourir
Vous pouvez détruire tout ce qui vous plaira
Elle n’a qu’à ouvrir l’espace de ses bras
Pour tout reconstruire. Pour tout reconstruire. Je l’aime à mourir
Elle a gommé les chiffres des horloges du quartier
Elle a fait de ma vie des cocottes en papier, des éclats de rire
Elle a bâti des ponts entre nous et le ciel
Et nous les traversons à chaque fois qu’elle
Ne veut pas dormir. Ne veut pas dormir. Je l’aime à mourir
Refrain
Elle a dû faire toutes les guerres pour être aussi forte aujourd’hui,
Elle a dû faire toutes les guerres de la vie et l’amour aussi.
Elle vit de son mieux ses rêves d’opaline
Elle danse au milieu des forêts qu’elle dessine. Je l’aime à mourir
Elle porte des rubans qu’elle laisse s’envoler
Elle me chante souvent que j’ai tort d’essayer
De les retenir. De les retenir. Je l’aime à mourir
Pour monter dans sa grotte cachée sous les toits
Je dois clouer des notes à mes sabots de bois. Je l’aime à mourir
Je dois juste m’asseoir, je ne dois plus parler,
Je ne dois rien vouloir, je dois juste essayer
De lui appartenir. De lui appartenir.
Je l’aime à mourir
Refrain…
Elle a dû faire toutes les guerres pour être aussi forte aujourd’hui,
Elle a dû faire toutes les guerres de la vie et l’amour aussi.
Moi je n’étais rien et voilà qu’aujourd’hui,
Je suis le gardien du sommeil de ses nuits. Je l’aime à mourir
Vous pouvez détruire tout ce qui vous plaira
Elle n’a qu’à ouvrir l’espace de ses bras
Pour tout reconstruire. Pour tout reconstruire. Je l’aime à mourir
segunda-feira, 29 de novembro de 2010
Déshabillez-moi
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Mais ne soyez pas comme tous les hommes, trop pressés.
Et d’abord, le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas être rude, ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m’habitue, peu à peu…
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez m’hypnotiser, m’envelopper, me capturer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Avec délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes, sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissante et offerte
De votre main experte, allez-y…
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Maintenant tout de suite, allez vite
Sachez me posséder, me consommer, me consumer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l’homme… Agissez!
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Et vous… déshabillez-vous !
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Mais ne soyez pas comme tous les hommes, trop pressés.
Et d’abord, le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas être rude, ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m’habitue, peu à peu…
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez m’hypnotiser, m’envelopper, me capturer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Avec délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes, sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissante et offerte
De votre main experte, allez-y…
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Maintenant tout de suite, allez vite
Sachez me posséder, me consommer, me consumer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l’homme… Agissez!
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Et vous… déshabillez-vous !
Viagem ao fim da noite
Louis-Ferdinand Céline
Viajar é muito útil, faz trabalhar a
imaginação. O resto não passa de
decepções e fadigas. A nossa viagem é
inteiramente imaginária. Daí a sua
força.
Vai da vida até à morte. Homens,
animais, cidades e coisas, é tudo
imaginado. Um romance, apenas uma
história fictícia. Di-lo Littré, que nunca
se engana.
Aliás, à primeira vista todos podem
fazer o mesmo. Basta fechar os olhos.
É do outro lado da vida
Viajar é muito útil, faz trabalhar a
imaginação. O resto não passa de
decepções e fadigas. A nossa viagem é
inteiramente imaginária. Daí a sua
força.
Vai da vida até à morte. Homens,
animais, cidades e coisas, é tudo
imaginado. Um romance, apenas uma
história fictícia. Di-lo Littré, que nunca
se engana.
Aliás, à primeira vista todos podem
fazer o mesmo. Basta fechar os olhos.
É do outro lado da vida
Poemas
Le temps plus propice pour naître
n´était pas
n´est pas aujourd´hui
La Tour de la Mort s´élève
se voit déjà de partout
n´aura pas sa pareille
En un cercle, un cercle immensément large
des cycles s´achèvent
Des victimes sans tarder, seront là, présents.
Simultanéité toujours si remarquable
des sacrifiés et des armés.
*
O tempo mais propício para nascer
não era
não é hoje
A Torre da Morte se ergue
já se vê de todos os lugares
não haverá semelhante
Em um círculo, um círculo imensamente amplo
os ciclos acabam
As vítimas estarão lá, sem tardar, presentes.
Simultaneidade sempre tão notável
dos sacrificados e dos armados.
Henri Michaux. Publicação na ZUNÁI – Revista de poesia & debates. Trad. Daniela Osvald Ramos.
Fonte Blog Clepsidra
n´était pas
n´est pas aujourd´hui
La Tour de la Mort s´élève
se voit déjà de partout
n´aura pas sa pareille
En un cercle, un cercle immensément large
des cycles s´achèvent
Des victimes sans tarder, seront là, présents.
Simultanéité toujours si remarquable
des sacrifiés et des armés.
*
O tempo mais propício para nascer
não era
não é hoje
A Torre da Morte se ergue
já se vê de todos os lugares
não haverá semelhante
Em um círculo, um círculo imensamente amplo
os ciclos acabam
As vítimas estarão lá, sem tardar, presentes.
Simultaneidade sempre tão notável
dos sacrificados e dos armados.
Henri Michaux. Publicação na ZUNÁI – Revista de poesia & debates. Trad. Daniela Osvald Ramos.
Fonte Blog Clepsidra
Parlez-moi d’Amour
Parlez-moi d’ amour
Redites-moi des choses tendres
Votre beau discours
Mon cœur n’ est pas las de l’ entendre
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes
Je vous aime
Vous savez bien
Que dans le fond je n’ en crois rien
Mais cependant je veux encore
Écouter ce mot que j’ adore
Votre voix aux sons caressants
Qui le murmure en frémissant
Me berce de sa belle histoire
Et malgré moi je veux y croire
Il est si doux
Mon cher trésor, d’ être un peu fou
La vie est parfois trop amère
Si l’ on ne croit pas aux chimères
Le chagrin est vite apaisé
Et se console d’ un baiser
Du cœur on guérit la blessure
Par un serment qui le rassure
Juliette Greco
Redites-moi des choses tendres
Votre beau discours
Mon cœur n’ est pas las de l’ entendre
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes
Je vous aime
Vous savez bien
Que dans le fond je n’ en crois rien
Mais cependant je veux encore
Écouter ce mot que j’ adore
Votre voix aux sons caressants
Qui le murmure en frémissant
Me berce de sa belle histoire
Et malgré moi je veux y croire
Il est si doux
Mon cher trésor, d’ être un peu fou
La vie est parfois trop amère
Si l’ on ne croit pas aux chimères
Le chagrin est vite apaisé
Et se console d’ un baiser
Du cœur on guérit la blessure
Par un serment qui le rassure
Juliette Greco
No mercado de Isfaão…
No mercado de Isfaão…
GUNNAR EKELÖF
No mercado de Isfaão,
no estrado,
mil e um corpos
mil e uma almas
estavam à venda para escravos.
E mil e um mercadores
faziam diferentes ofertas por corpos e almas.
As almas eram como mulheres.
Os corpos eram como homens.
E sorte teve o Mercador
que, graças à sua perspicácia,
conseguiu arrematar
Uma alma
e um corpo
que condiziam e podiam acasalar.
tradução de Ana Hatherly
http://poesiailimitada.blogspot.com/
GUNNAR EKELÖF
No mercado de Isfaão,
no estrado,
mil e um corpos
mil e uma almas
estavam à venda para escravos.
E mil e um mercadores
faziam diferentes ofertas por corpos e almas.
As almas eram como mulheres.
Os corpos eram como homens.
E sorte teve o Mercador
que, graças à sua perspicácia,
conseguiu arrematar
Uma alma
e um corpo
que condiziam e podiam acasalar.
tradução de Ana Hatherly
http://poesiailimitada.blogspot.com/
Cronópios
Julgou Saint-Simon ver neste quadro uma confissão herética. O unicórnio, o narval, a pérola obscena do medalhão que parece ser uma fera, e o olhar terrivelmente fixo de Madalena Strozzi num ponto em que se desenrolariam cenas lascivas ou de flagelação: Rafael Sanzio mentiu aqui a sua mais terrível verdade.
A intensa cor verde do rosto da personagem atribuiu-se durante muito tempo a gangrena ou ao solstício da Primavera. Animal fálico, o unicórnio tê-la-ia contaminado: no seu corpo dormem os pecados do mundo. Viu-se depois que bastava levantar as falsas camadas de tinta colocadas por três acérrimos inimigos de Rafael: Carlos Hog, Vincent Grosjean, dito o Mármore, e Ruben o Velho. A primeira camada era verde, verde a segunda, era branca a terceira. Não é difícil vislumbrar aqui o tríplice símbolo da mortal falena, que une ao corpo cadavérico umas asas que a confundem com as folhas de uma rosa. Quantas vezes Madalena Strozzi cortou uma rosa branca, sentiu-a gemer entre os dedos, retorcer-se e gemer debilmente como uma pequena borboleta ou um daqueles lagartos que cantam como as liras quando se lhes mostra um espelho. Já era tarde, a falena tê-la-ia picado: Rafael soube, sentiu que ela estava a morrer. Para poder pintá-la com veracidade, agregou o unicórnio, símbolo de castidade, simultaneamente cordeiro e narval, que bebe pela mão de uma virgem. Mas pintava a falena na sua imagem, e este unicórnio mata a senhora, penetra no seu seio majestoso com o corno ornado de impudicícia, repete a operação de todos os princípios. O que esta mulher sustém nas mãos é a misteriosa taça de que sem saber bebemos, a sede que acalmamos noutras bocas, o vinho vermelho e lácteo donde saem as estrelas, os vermes e as estações ferroviárias.
Julio Cortázar in Histórias de Cronópios e de Famas. Trad. Alfacinha da Silva. Editorial Estampa, Lisboa, 1999, 2ª ed., p.18
A intensa cor verde do rosto da personagem atribuiu-se durante muito tempo a gangrena ou ao solstício da Primavera. Animal fálico, o unicórnio tê-la-ia contaminado: no seu corpo dormem os pecados do mundo. Viu-se depois que bastava levantar as falsas camadas de tinta colocadas por três acérrimos inimigos de Rafael: Carlos Hog, Vincent Grosjean, dito o Mármore, e Ruben o Velho. A primeira camada era verde, verde a segunda, era branca a terceira. Não é difícil vislumbrar aqui o tríplice símbolo da mortal falena, que une ao corpo cadavérico umas asas que a confundem com as folhas de uma rosa. Quantas vezes Madalena Strozzi cortou uma rosa branca, sentiu-a gemer entre os dedos, retorcer-se e gemer debilmente como uma pequena borboleta ou um daqueles lagartos que cantam como as liras quando se lhes mostra um espelho. Já era tarde, a falena tê-la-ia picado: Rafael soube, sentiu que ela estava a morrer. Para poder pintá-la com veracidade, agregou o unicórnio, símbolo de castidade, simultaneamente cordeiro e narval, que bebe pela mão de uma virgem. Mas pintava a falena na sua imagem, e este unicórnio mata a senhora, penetra no seu seio majestoso com o corno ornado de impudicícia, repete a operação de todos os princípios. O que esta mulher sustém nas mãos é a misteriosa taça de que sem saber bebemos, a sede que acalmamos noutras bocas, o vinho vermelho e lácteo donde saem as estrelas, os vermes e as estações ferroviárias.
Julio Cortázar in Histórias de Cronópios e de Famas. Trad. Alfacinha da Silva. Editorial Estampa, Lisboa, 1999, 2ª ed., p.18
Déshabillez-moi
Déshabillez-moi
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Mais ne soyez pas comme tous les hommes, trop pressés.
Et d’abord, le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas être rude, ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m’habitue, peu à peu…
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez m’hypnotiser, m’envelopper, me capturer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Avec délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes, sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissante et offerte
De votre main experte, allez-y…
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Maintenant tout de suite, allez vite
Sachez me posséder, me consommer, me consumer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l’homme… Agissez!
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Et vous… déshabillez-vous
Juliette Gréco
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Mais ne soyez pas comme tous les hommes, trop pressés.
Et d’abord, le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas être rude, ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m’habitue, peu à peu…
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez m’hypnotiser, m’envelopper, me capturer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Avec délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes, sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissante et offerte
De votre main experte, allez-y…
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Maintenant tout de suite, allez vite
Sachez me posséder, me consommer, me consumer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l’homme… Agissez!
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Et vous… déshabillez-vous
Juliette Gréco
domingo, 28 de novembro de 2010
Três fósforos
Três fósforos um a um acesos na noite
O primeiro para ver o teu rosto inteiro
O segundo para ver os teus olhos
O terceiro para ver a tua boca
E toda a escuridão para recordar tudo isso
Apertando-te nos braços
***
Trois allumettes une à une allumées dans la nuit
La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche
Et l’obscurité tout entiére pour me rappeler tout cela
En te serrant dans mes bras.
Jacques Prévert
O primeiro para ver o teu rosto inteiro
O segundo para ver os teus olhos
O terceiro para ver a tua boca
E toda a escuridão para recordar tudo isso
Apertando-te nos braços
***
Trois allumettes une à une allumées dans la nuit
La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche
Et l’obscurité tout entiére pour me rappeler tout cela
En te serrant dans mes bras.
Jacques Prévert
Das Aventuras de Esti
Se a vida tem ou não sentido é uma pergunta ardilosa. Não sei a resposta. Eu a responderia com prazer se pudesse, mas consigo apenas rir dela, disse, com jovialidade, Kornél Esti. Essa vinheta fala da seriedade de Esti, e em seriedade consiste a vida dele.
No fundo ele desfruta do doce horror da confusão de Babel
Esboço búlgaro -Giovanna, ela era a guia búlgara de Kornél Esti. Bem que eu treparia com ela!, foi o que não ocorreu a Esti, mas ocorreu, pois não ocorreu. Giovanna tinha a mesma idade que ele, trabalhava feito uma máquina, “subia” da aldeia toscana próxima para fazer a faxina na casa de Esti.
Aluguei uma casa simples, disse Esti, uma preciosidade da arquitetura italiana, como vocês sabem, proporção, beleza universal feita de alguns pedaços de pedra amontoados, um único quarto amplo, claro, com a promessa sedutora de tardes infinitas e carnais. Giovanna vinha de dois em dois dias, de manhã, na hora de trabalho mais preciosa, não é mesmo? No início eu fugia para o jardim, e passeava, passeava, mas depois acabei ficando, resmungava uma espécie de cumprimento, feito um vigia relutante, um cão pastor imprevisível, e me escondia atrás da escrivaninha. Ao chegar, ela respirava bem fundo e daí em diante falava sem parar -tão depressa, e numa variante local e selvagem do italiano, que eu juro que não entendia uma palavra.
Trata-se de uma diversão infernal, meus amigos, vagar no estrangeiro de maneira que o ruído das bocas nos deixa indiferentes e encaramos abobalhados todos os que se dirigem a nós. Que solidão nobre, amigos, que liberdade e ausência de responsabilidades. De súbito, nos sentimos bebês, tutelados. Desperta em nós uma confiança inexplicável nos adultos, que são mais sábios. Deixamos que falem e façam por nós. Depois, aceitamos tudo, às cegas, ou melhor, de modo inaudito.
A situação não era exemplar, porque a falação de Giovanna não me interessava, embora não fosse um monólogo, mas um diálogo que, de tempos em tempos, com um pigarro ou um murmúrio, eu me via obrigado a incentivar. Nessas horas eu conseguia pescar alguns nomes de cidades. Como se ela dissesse Siena, ou quem sabe siesta?, não sabia por onde ela andava, por onde andávamos, se trocávamos ideias sobre a segurança dos reatores nucleares ou sobre a falta de segurança do sexo oral.
Mas trocávamos. Eu, na maioria das vezes, dizia sim, desatento, porque o sim pode correr para vários lados, pode ser pergunta, pode ser não, pode ser cobrança, espanto, ou pode ser até um sim, com os si eu não arriscava muito, e prosseguia com o meu trabalho. Depois de um si de aparência encorajadora se fez um silêncio assombrado. Se o suor fizesse ruído, somente se ouviria um cheiro adocicado, fruto do trabalho de Giovanna.
Ela ergueu os olhos inquiridores para mim e perguntou insistente: si? Pensei, se eu disse, eu disse, disse e pronto, Petöfi não regateia, ein Mann ein Wort, e assenti com severidade masculina, si. Giovanna, incrédula, abriu a boca, si-i-i? Acho bom que não brinquem comigo, ainda que eu esteja pendurado na beirada de um precipício escuro, desconhecido, disse si, um si que o povo não viu desde Garibaldi, si!, proferi beligerante, como se tivesse reocupado a doce Transilvânia, embora Giovanna não se sensibilizasse com isso. Que fosse o sul do Tirol.
Nessa hora a mulher já estava em cima da escrivaninha, por assim dizer; acompanhando o si beligerante eu fui obrigado a me levantar. De súbito. Nos encaramos. Ela examinou o meu rosto com pesar. Quase sussurrando, perguntou, si? Não tinha mais saída, si, soprei. Uma lágrima surgiu em seus olhos, povero uomo, disse, articulando bem as palavras, povero uomo, e saiu correndo, como um filhote de passarinho assustado.
A minha vida, meus caros, que somente a mulher italiana conhecia, é a vida secreta nascida do doce horror da confusão de Babel, o povero uomo, a infinitude, o desespero, a difícil felicidade do pobre homem.
A boa intenção
Esti desconfiava, tremendamente, havia algum tempo, que talvez tivesse vida eterna. Pare com isso. É longa demais. Ele via a boa intenção da parte do Todo-Poderoso, não desejava ser arrogante, mas não tinha prazer em participar desse projeto. Debaixo da terra, como os vermes, era uma vez, é o certo, é o digno, tem feição humana, não queria entrar em detalhes. Não gostaria de modo algum de parecer ingrato, como se tagarelasse com leviandade. Sentia que sua argumentação era convincente apenas em parte.
Depois, o resultado ambivalente de um exame realizado por conta de uma sequência de episódios de falta de ar o tranquilizou em relação ao assunto. Na verdade, o tranquilizou somente em parte. Sua vida passou a consistir nessas meias palavras.
Observação: Kornél Esti, o herói dos romances de Dezsö Kosztolányi (1885-1936), ressuscitou de novo
Fonte:Folha de São Paulo/Ilustríssima.Domingo 28/11/10.
No fundo ele desfruta do doce horror da confusão de Babel
Esboço búlgaro -Giovanna, ela era a guia búlgara de Kornél Esti. Bem que eu treparia com ela!, foi o que não ocorreu a Esti, mas ocorreu, pois não ocorreu. Giovanna tinha a mesma idade que ele, trabalhava feito uma máquina, “subia” da aldeia toscana próxima para fazer a faxina na casa de Esti.
Aluguei uma casa simples, disse Esti, uma preciosidade da arquitetura italiana, como vocês sabem, proporção, beleza universal feita de alguns pedaços de pedra amontoados, um único quarto amplo, claro, com a promessa sedutora de tardes infinitas e carnais. Giovanna vinha de dois em dois dias, de manhã, na hora de trabalho mais preciosa, não é mesmo? No início eu fugia para o jardim, e passeava, passeava, mas depois acabei ficando, resmungava uma espécie de cumprimento, feito um vigia relutante, um cão pastor imprevisível, e me escondia atrás da escrivaninha. Ao chegar, ela respirava bem fundo e daí em diante falava sem parar -tão depressa, e numa variante local e selvagem do italiano, que eu juro que não entendia uma palavra.
Trata-se de uma diversão infernal, meus amigos, vagar no estrangeiro de maneira que o ruído das bocas nos deixa indiferentes e encaramos abobalhados todos os que se dirigem a nós. Que solidão nobre, amigos, que liberdade e ausência de responsabilidades. De súbito, nos sentimos bebês, tutelados. Desperta em nós uma confiança inexplicável nos adultos, que são mais sábios. Deixamos que falem e façam por nós. Depois, aceitamos tudo, às cegas, ou melhor, de modo inaudito.
A situação não era exemplar, porque a falação de Giovanna não me interessava, embora não fosse um monólogo, mas um diálogo que, de tempos em tempos, com um pigarro ou um murmúrio, eu me via obrigado a incentivar. Nessas horas eu conseguia pescar alguns nomes de cidades. Como se ela dissesse Siena, ou quem sabe siesta?, não sabia por onde ela andava, por onde andávamos, se trocávamos ideias sobre a segurança dos reatores nucleares ou sobre a falta de segurança do sexo oral.
Mas trocávamos. Eu, na maioria das vezes, dizia sim, desatento, porque o sim pode correr para vários lados, pode ser pergunta, pode ser não, pode ser cobrança, espanto, ou pode ser até um sim, com os si eu não arriscava muito, e prosseguia com o meu trabalho. Depois de um si de aparência encorajadora se fez um silêncio assombrado. Se o suor fizesse ruído, somente se ouviria um cheiro adocicado, fruto do trabalho de Giovanna.
Ela ergueu os olhos inquiridores para mim e perguntou insistente: si? Pensei, se eu disse, eu disse, disse e pronto, Petöfi não regateia, ein Mann ein Wort, e assenti com severidade masculina, si. Giovanna, incrédula, abriu a boca, si-i-i? Acho bom que não brinquem comigo, ainda que eu esteja pendurado na beirada de um precipício escuro, desconhecido, disse si, um si que o povo não viu desde Garibaldi, si!, proferi beligerante, como se tivesse reocupado a doce Transilvânia, embora Giovanna não se sensibilizasse com isso. Que fosse o sul do Tirol.
Nessa hora a mulher já estava em cima da escrivaninha, por assim dizer; acompanhando o si beligerante eu fui obrigado a me levantar. De súbito. Nos encaramos. Ela examinou o meu rosto com pesar. Quase sussurrando, perguntou, si? Não tinha mais saída, si, soprei. Uma lágrima surgiu em seus olhos, povero uomo, disse, articulando bem as palavras, povero uomo, e saiu correndo, como um filhote de passarinho assustado.
A minha vida, meus caros, que somente a mulher italiana conhecia, é a vida secreta nascida do doce horror da confusão de Babel, o povero uomo, a infinitude, o desespero, a difícil felicidade do pobre homem.
A boa intenção
Esti desconfiava, tremendamente, havia algum tempo, que talvez tivesse vida eterna. Pare com isso. É longa demais. Ele via a boa intenção da parte do Todo-Poderoso, não desejava ser arrogante, mas não tinha prazer em participar desse projeto. Debaixo da terra, como os vermes, era uma vez, é o certo, é o digno, tem feição humana, não queria entrar em detalhes. Não gostaria de modo algum de parecer ingrato, como se tagarelasse com leviandade. Sentia que sua argumentação era convincente apenas em parte.
Depois, o resultado ambivalente de um exame realizado por conta de uma sequência de episódios de falta de ar o tranquilizou em relação ao assunto. Na verdade, o tranquilizou somente em parte. Sua vida passou a consistir nessas meias palavras.
Observação: Kornél Esti, o herói dos romances de Dezsö Kosztolányi (1885-1936), ressuscitou de novo
Fonte:Folha de São Paulo/Ilustríssima.Domingo 28/11/10.
Sobre o Amor
Quando o amor vier ter convosco,
Seguros embora os seus caminhos sejam árduos e sinuosos.
E quando as suas asas vos envolverem, abraçai-o, embora a espada oculta sob
as asas vos possa ferir.
E quando ele falar convosco, acreditai,
Embora a sua voz possa abalar os vossos sonhos como o vento do norte
devasta o jardim.
Pois o amor, coroando-vos, também vos sacrificará. Assim como é para o
vosso crescimento também é para a vossa decadência.
Mesmo que ele suba até vós e acaricie os mais ternos ramos que tremem ao
sol,
Também até às raízes ele descerá e abaná-las-à
Enquanto elas se agarram à terra.
Como molhos de trigo ele vos junta a si.
Vos amanha para vos pôr a nu.
Vos peneira para vos libertar das impurezas.
Vos mói até à alvura.
Vos amassa até vos tomardes moldáveis;
E depois entrega-vos ao seu fogo sagrado, para que vos tomeis pão sagrado
para a sagrada festa de Deus.
Toda estas coisas vos fará o amor até que conheçais os segredos do vosso
coração, e, com esse conhecimento, vos tomeis um fragmento do coração da
Vida.
Mas se, receosos, procurardes só a paz do amor e o prazer do amor,
Então é melhor que oculteis a vossa nudez e saiais do amor,
Para o mundo sem sentido onde rireis, mas não com todo o vosso riso, e
chorareis mas não com todas as vossas lágrimas.
O amor só se dá a si e não tira nada senão de si.
O amor não possui nem é possuído;
Pois o amor basta-se a si próprio.
Gibran Khalil Gibran in O Profeta, 1923
Seguros embora os seus caminhos sejam árduos e sinuosos.
E quando as suas asas vos envolverem, abraçai-o, embora a espada oculta sob
as asas vos possa ferir.
E quando ele falar convosco, acreditai,
Embora a sua voz possa abalar os vossos sonhos como o vento do norte
devasta o jardim.
Pois o amor, coroando-vos, também vos sacrificará. Assim como é para o
vosso crescimento também é para a vossa decadência.
Mesmo que ele suba até vós e acaricie os mais ternos ramos que tremem ao
sol,
Também até às raízes ele descerá e abaná-las-à
Enquanto elas se agarram à terra.
Como molhos de trigo ele vos junta a si.
Vos amanha para vos pôr a nu.
Vos peneira para vos libertar das impurezas.
Vos mói até à alvura.
Vos amassa até vos tomardes moldáveis;
E depois entrega-vos ao seu fogo sagrado, para que vos tomeis pão sagrado
para a sagrada festa de Deus.
Toda estas coisas vos fará o amor até que conheçais os segredos do vosso
coração, e, com esse conhecimento, vos tomeis um fragmento do coração da
Vida.
Mas se, receosos, procurardes só a paz do amor e o prazer do amor,
Então é melhor que oculteis a vossa nudez e saiais do amor,
Para o mundo sem sentido onde rireis, mas não com todo o vosso riso, e
chorareis mas não com todas as vossas lágrimas.
O amor só se dá a si e não tira nada senão de si.
O amor não possui nem é possuído;
Pois o amor basta-se a si próprio.
Gibran Khalil Gibran in O Profeta, 1923
sábado, 27 de novembro de 2010
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